Conservation animalière et découverte de l'Afrique de l'Est

      

Capture et déplacement d'éléphants

Réintroduction des rhinocéros

 

Nous disposons d’une excellente connaissance du terrain qui vaut tant par son caractère général que par sa précision et sa finesse due à une pratique de plus de vingt ans du pays.  Nous sommes en relation directe avec le Kenyan Wild Life Service (KWS) : équivalent au service des Eaux et Forêts en France) avec lequel nous avons signé une convention en faveur du programme de protection des rhinocéros. Nous nous sommes engagés à leur verser 1 % de notre chiffre d’affaires annuel, en échange de quoi le KWS nous assure une coopération technique et scientifique. Des spécialistes, notamment de l’unité vétérinaire, avec laquelle nous entretenons d’excellentes relations fournissent des explications aux participants. La conservation animalière : épine dorsale de nos circuits Les enjeux et les difficultés de la conservation sont présentés aux participants tout au long du circuit, mais surtout au cours de rencontres avec des officiers du KWS où les thèmes suivants sont abordés :1) Les conflits d’occupation des sols entre les villageois et les éléphants ; 2) Les conflits entre les villageois et la faune à propos de l’eau ; 3) Les difficultés de la réintroduction des rhinocéros.

 

1) Les conflits d’occupation des sols entre les villageois et les éléphants

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Beaucoup s’imaginent que les éléphants observés dans un parc en sont les résidents permanents, alors qu’ils n’ont rien de sédentaire. Il existe en effet des routes migratoires naturelles qui permettent aux pachydermes de parcourir de très longues distances du nord au sud en fonction des saisons et des variations hygrométriques. Ces routes passent notamment sur les pentes du massif du mont Kenya. Or, la poussée démographique des tribus Kikuyu et Meru entraîne l’implantation de petites exploitations agricoles sur ces mêmes pentes.

L’ampleur des conflits entre les populations et la faune sauvage mérite d’être montrée et expliquée : ces graves conflits parfois mortels au point que des lignes de défense électrifiées ont dû être installées, notamment entre Isiolo et Meru, afin de respecter à la fois les routes migratoires des éléphants et les propriétés agricoles.

Lorsque la densité d’éléphants au kilomètre carré est trop importante, jusqu’à modifier l’écosystème, des opérations de déplacement (translocation) s’imposent. Il s’agit de manœuvres très impressionnantes : on endort l’éléphant à l’aide d’un fusil hypodermique à partir d'un hélicoptère. Lorsque le terrain est accidenté, il faut d’abord retrouver l’animal endormi, puis avec un tracteur et un treuil le charger sur une première remorque afin de le déplacer vers un lieu accessible à un camion spécial muni d’une immense caisse de bois, haute de 8 mètres et large de 3. Le container est descendu par des bras articulés pour être démonté de manière à ne plus former qu’une surface plane en forme de croix. L’animal est ensuite retourné par une trentaine d’hommes de l’autre côté sur le plancher de la caisse qui peut alors être remontée autour du corps de l’animal. Le container est ensuite rechargé sur le véhicule. Une nouvelle piqûre est nécessaire pour réveiller l’éléphant et éviter qu’il soit asphyxié par son propre poids durant le trajet. Les différentes étapes de l’opération sont expliquées aux clients à l’aide de supports audiovisuels.

2) Les conflits entre les villageois et la faune à propos de l’eau

Le partage de l’eau entre la faune sauvage et les hommes est également un enjeu majeur. Pendant de nombreuses années, le gouvernement kenyan s’est contenté de développer une politique de sanctuarisation de la faune qui donnait le sentiment aux populations que les animaux étaient plus précieux que les villageois. Mais aujourd’hui les autorités se sont aperçues que ce n’était pas le meilleur moyen d’associer les hommes à la conservation. C’est pourquoi la politique actuelle consiste à mettre en place des projets de développement qui emportent la conviction des populations limitrophes, qui font des parcs non plus une contrainte, mais une opportunité économique.

Plusieurs projets de développement communautaire ont vu le jour sur le pourtour du Meru National Parc, notamment en faveur d’un meilleur partage de l’eau. Des points d’eau sont réservés aux animaux sauvages, mais d’autres sont aménagés pour le bétail, et des installations de pompage d’eau potable ont été réalisées pour les villageois. Aussi proposons-nous aux clients de notre circuit de rencontrer une communauté villageoise partie prenante d’un tel projet. Là aussi nous apportons d’amples explications.

3) Les difficultés de la réintroduction des rhinocéros

 

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Le parc de Nakuru est un parc pilote en la matière. Il existe un sanctuaire de rhinocéros qu’il est possible de visiter. Un spécialiste du KWS apprend aux clients à distinguer les rhinocéros blancs des noirs, puis fournit des informations sur leur éthologie (science du comportement animalier.) Les difficultés liées au braconnage sont également abordées. Il s’agit de donner une plus-value au safari, qui ne se réduit pas à une simple collecte d’images sans légende.

 

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